La méthode

Une note qui ne récompense qu’une chose : avoir gagné.

Un seul moteur, une seule règle, toutes disciplines confondues. Ni dotation, ni rang de l’épreuve, ni tête de série : une note bouge sur les résultats.

L’idée

Une note n’est pas un total. C’est une prédiction.

Elle répond à une seule question : si ces deux-là se rencontrent maintenant, qui gagne, et à quel point est-ce joué d’avance ? Tout est dans l’écart entre deux notes.

Écart de noteLe mieux noté gagne
050 %
+10064 %
+20076 %
+40091 %

Quatre cents points d’écart : dix chances contre une. C’est la définition de l’échelle.

Un résultat

Chaque rencontre est un transfert

Ce que le vainqueur prend, le perdant le cède, au point près. On ne gagne de la note que sur quelqu’un.

Le résultat attendu

Favori1600,0+5,81605,8
Outsider1400,0−5,81394,2

Battre le favori fait bouger trois fois plus : le calcul ne donnait à cette issue qu’une chance sur quatre. Une victoire attendue rapporte presque rien.

Les réglages

Les quatre nombres sur lesquels tourne le moteur

Il n’y en a pas d’autres, et aucun n’est ajusté par discipline. Une note qu’on ne peut pas recalculer soi-même est une note à croire sur parole.

1 500
Le départ de tout concurrent.
24
Le maximum qu’un résultat peut faire bouger, sur une note établie.
48
Amplitude doublée sur les 10 premières rencontres.
400
L’écart qui vaut dix chances contre une.

Forfait, abandon et disqualification ne bougent aucune note : aucun ne dit qui joue le mieux. La rencontre est enregistrée, avec une variation nulle.

D’où ça vient

Elo n’a pas été conçu pour récompenser. Il a été conçu pour mesurer.

Árpád Élő, physicien et joueur d’échecs, présidait le comité de classement de la fédération américaine. Le barème en usage donnait des notes contestées ; il en a construit un autre.

  1. 1903

    Árpád Élő naît en Hongrie. Physicien à Marquette, huit fois champion d’échecs du Wisconsin.

  2. 1960

    La fédération américaine d’échecs adopte sa méthode, à la place du système Harkness.

  3. 1970

    La FIDE l’adopte : l’échelle devient internationale.

  4. 1978

    Il retourne l’échelle vers le passé et note des champions morts depuis longtemps.

  5. Aujourd’hui

    Go, backgammon, football, jeux vidéo. Elle voyage parce qu’elle ne suppose presque rien.

Une mesure n’a pas d’avis sur l’importance du match. C’est la raison de s’en servir.

Le site lui doit son nom.

Ce qui rend le nombre vérifiable

Rejoué, jamais corrigé

Le modèle est appliqué rencontre par rencontre dans l’ordre chronologique. Chaque variation est conservée avec la rencontre qui l’a causée.

Depuis n’importe quel profil, on remonte jusqu’à la rencontre d’origine.

Prolongé, jamais muté

Chaque cycle reprend le dernier état et applique la suite. Prolonger donne le même classement qu’un rejeu complet.

Trois dates, jamais confondues

Dernière consultation de la source, date du résultat le plus récent, date d’arrêt du classement. Une source lue il y a dix minutes peut n’avoir rien publié depuis trois semaines.

La vérification

Ce que le calcul donnait, ce qui s’est produit

Base de notationRéussiteSurprisesBrierMatchs

Fléchettes · Ouvrir la confrontation

65 %
remportés par le favori
2 440 à l’outsider
0.215
Brier (0.25 à pile ou face)
7 041
rencontres évalués
4 159 non évalués
CalculéObservérencontres
53 %52 %1 282
58 %57 %1 240
62 %64 %1 159
67 %67 %947
72 %67 %733
77 %73 %604
82 %81 %443
87 %88 %360
92 %91 %225
96 %92 %48
égalitécertitude
50 %50 %60 %60 %70 %70 %80 %80 %90 %90 %100 %100 %calculéobservé
Plein : ce qui s’est produit. Pointillés : la valeur calculée. En deçà, le calcul surestimait.elo@1 · 17 septembre 2026 · du 2 janvier 1995 au 26 juillet 2026

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